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1984 - Bert (Rabbit)

Présentation et histoire de ma Golf GTI 1800 de 1983.

Il s’agit d’une trois portes de 1983, rachetée en 2004 à 213 000 km à son deuxième propriétaire, qui l’avait lui-même acquise en 1ère main vers 1985, presque neuve avec une petite trentaine de milliers de km.

L’auto aurait traversé deux décennies entre vie parisienne, un long remisage pour cause d’expatriation, utilisation en Provence en seconde voiture et finalement trois ans à sécher (entre deux pluies) sans rouler sous le soleil de la même région.

Je récupère donc fin 2004 cet engin au rouge tout fané, avec des pneus usés, un pot cognant sur la caisse au moindre à-coup, des vibrations de tous les diables dès que l’on dépasse le 100, des joints de vitres rétractés, une fuite au toit ouvrant, un vase d’expansion de liquide de refroidissement à remplir avant chaque départ, des jantes ATS 14 pouces maculées d’oxydation et en prime une colonie de fourmis dans le coffre et sous le siège arrière.

J’arrive cependant à la convoyer sur ses quatre roues vers la Haute-Garonne pour stockage sous bâche en attendant mieux. Quelques mois passent quand je décide de l’immatriculer à mon nom, avec le triste constat d’une période de validité du CT insuffisante. Direction le centre de contrôle. Mon inquiétude va croissant quand je vois le brave homme secouer le pot qui menace de tomber, accélérer longuement lors du test de pollution, scruter en détail l’irrégularité d’usure du pneu avant droit, secouer plus que de raison les roues et passer beaucoup de temps à la sortie du réservoir au niveau d’un point qui s’avèrera être une durite d’essence en limite d’âge bien sonnée.

Le même gentil Monsieur revient avec l’air désolé, confirmant que même en fermant fort les yeux, il y a des points nécessitant une contre-visite, ainsi les pneus avant, la durite d’essence, les plaquettes de freins et l’attache du pot sont à revoir. Les jeux aux roulements et à la rotule de direction droite, la fuite au circuit d’eau et les roues avant en "10h10" figurent au titre de points à éventuellement considérer pour celui qui aime avoir une auto en bon ordre de marche, sans toutefois nécessiter de contre-visite, dixit.

C’est non sans amertume que je regarde le résultat du CT en me disant qu’il y a du boulot. Premier rayon de soleil : je peux au moins immatriculer la belle à mon nom, c’est déjà ça. Seconde embellie : Mr Express-Pneus me sauve de la ruine avec une paire de Firestone d’occasion potables, et m’indique un garage généraliste à 100 m qui pourrait jeter un oeil aux travaux de mécanique à effectuer.

Ce garage, que je peux aujourd’hui sans retenue recommander est l’établissement Dumas-Bataille, à Ayguesvives, 20 km au sud de Toulouse. "Ah une GTI 1 série 2" [1], s’écrie le gars en nous voyant arriver.

"Je la reconnais, je lui ai changé le moteur il y a dix ans vers Bordeaux, si-si, avec ces mêmes jantes."

En fait ce n’était pas celle-ci mais au moins le jeune semblait garder un bon souvenir de ce type d’engin.

Après plusieurs semaines, moultes péripéties de pièces commandées à VW ne correspondant pas au modèle, une facture globale de près de 1500 EUR, la petite se voit remise au goût du jour sur les 4 roulements de roues, les plaquettes de freins AV, la courroie de distribution, la pompe à eau, des durites de ci et de là, la biellette de direction droite et sa rotule, les soufflets de crémaillère, le maître cylindre de frein, le nettoyage moteur pro (voir photo), le parallélisme et la remise en ligne du volant. Nous avons dû abandonner le remplacement du silent-bloc coté distribution faute de disposer de la bonne pièce, après avoir pourtant reçu 3 versions différentes du concessionnaire. Celle en place est heureusement en forme suffisante pour laisser le temps de percer ce mystère.

Le premier résultat de l’opération a été d’obtenir la sainte contre-visite du CT sans problème. L’autre effet, et non des moindres, a été de redonner à la petite rouge le peps qu’elle avait perdu, tout du moins question mécanique. Vive le bon bruit bien coupleux, les 5000 tours atteints d’un coup de gaz, le tempérament accrocheur et vif, le freinage d’époque mais fonctionnel, le tout pour environ 7 litres au 100 en conduite mixte un chouia nerveuse.

Reste que la présentation méritait encore des travaux pour prétendre à faire vibrer le cœur des puristes. Allons-y donc pour un lavage intégral dedans-dehors, qui se transforma rapidement en chasse aux fourmis et aux déchets divers accumulés dans tous les interstices et qui conduira finalement au démontage de tout ce qui se trouvait derrière les sièges avant. Quant à ces derniers, avant de se lancer dans leur restauration totale (laissée à plus tard), ils ont bénéficié de menus bricolages permettant tout du moins de pouvoir basculer à nouveau les dossiers (câbles cassés) et d’en régler l’inclinaison (quel luxe). Constat agréable : pas ou très peu de rouille, même dans les recoins.

Côté extérieur, 3 heures de polish sur la peinture devenue rouge mat. Le secret : peu de produit et beaucoup d’huile de coude. Le résultat a été bluffant de brillance, et plaisir fut de constater en prime la bonne planéité des tôles et l’absence de bosses. Je reconnais volontiers qu’à part durant ces trois dernières années, le précédent propriétaire a tout de même pris suffisamment soin de la petite pour qu’elle arrive à nos jours en cet état. On saluera également au passage la très bonne capacité de résistance au temps des constructions teutonnes quand elles ont bénéficié d’un minimum de soins.

Ainsi, je pensais initialement qu’il serait nécessaire de procéder à une longue restauration complète jusqu’au châssis. Finalement, je suis aujourd’hui tenté de considérer l’option de la conserver dans son jus d’origine, en effectuant les rénovations au fur et à mesure d’un usage modéré et respectueux.

Ainsi les points à revoir aujourd’hui sont la réfection de la sellerie (sale et plutôt avachie, mais tissus encore en état et probablement récupérables), réparation des pièces en plastique diverses cassées ça et là dans l’habitacle, resserrage des points de fixation du tableau de bord (suppression des grincements), restauration des jantes ATS (le plus dur sera probablement de retrouver les deux caches moyeux marqués ATS perdus) et changement de tous les joints de vitres, y compris ceux du toit ouvrant en verre "Britax", non d’origine car ajouté en 1986 dont l’étanchéité ne me semble pas assurée.

Cette "série E", comme toutes les 1800 apparemment, se passe tristement de manos sur la console centrale, mais celle-ci se passe également d’ordinateur de bord. Ainsi on est dans le noir concernant pression et température d’huile. Malgré l’entorse à l’origine, je serai tenté de rajouter les manos, sans réellement savoir si la transformation est possible et avec quel niveau de complications (ndlr : ajout possible et pas trop compliqué, qui plus est qui ne dénature pas l’auto). Toute info sur le sujet serait fort appréciée.

D’après les précisions trouvées sur cet excellent site internet, il devrait apparemment s’agir d’une Rabbit compte-tenu de l’absence d’ordinateur et la finition plutôt cheap. Mais rien ne le confirme à l’extérieur, aucun logo "lapin" n’est accroché nulle part sur la carrosserie qui porte fièrement le sigle "1800" à l’arrière. Le type semble être 171H34 d’après ce qui reste de l’étiquette d’options dans le coffre. Ce ne serait donc pas une Rabbit ni une " 1800 plus" [2]

C’est banal à dire mais je comprends pourquoi cette voiture a été une révolution à son époque, et je me demande comment ferait-on si elle n’existait plus aujourd’hui. J’espère en tous cas que ces informations pourront contribuer à la collectivité des amateurs de Golf classiques. Au plaisir des rencontres !

Bert

Merci Bert pour ce texte très complet et toutes les photos. Encore une Golf tombée entre de bonnes mains !

[1] NDLR : Intéressant, car c’est ainsi que l’on appelait la série 1 "gros feux", alors que la série 2 n’était pas encore sortie...

[2] NDLR : c’est bien une rabbit, l’étiquette est formelle. L’ajout de sigles 1800 à la place du Rabbit était monnaie courante, la rabbit ayant été considée par certains comme la "GTI du pauvre" à l’époque, d’où les transformations...




Le 15 octobre 2008, par Montelo

Les plastiques noirs sur les montants de parebrise n’existait pas sur la rabbit et il lui manque la lame en plastique noir sous le spoiler.J’avais acheté neuve la même en blanc avec des jantes ATS identiques (en option).Il ne me reste plus que le petit lapin qui etait sur la calandre.


Le 18 mai 2008, par callis

oui c’est beau et simple Si tu veux la mettre un maximum a l’origine il faudra changer ton retro droit car il n’est pas d’origine, c’est de l’adaptable qui ne ressemble pas trop a l’origine(d’ailleurs si je ne me trompe pas il y en a pas sur une rabbit), si tu es comme moi et que tu ne peux t’en passer, essaie de trouver le même que le gauche bonne continuation


Le 4 juin 2007, par emanuel

bonjour tout dabord je trouve votre rabit vraiment superbe. j’ai 18 ans et il y a un moi jai acheté une golf gti 1600 de 1982 jsui jeune et je n’ai donc pas beaucoup de connaissance en se qui concerne cette golf a part un ami qui a travaillé sur la golf 1gti quand il travaillait ché vw motorsport il maide donc au niveau motaur a la remetre en route.mais en achetan ma voiture il y avai une calendre 4 phares (ce n’est pa d’orijine mais j’ai bocoup aimé donc j’en est racheté une non cassé)et auqune des longues portés monté ou des autres de rechange n’avai la parti jaune a l’intérieur et j’aurai voulu vous demandé si sa ne vou dérenje pas de regardé la référence pour que je puisse allé en commandé une paire chez Hella.j’espère un jour quand j’aurai le permi et que mon assurence me le permetera de la conduire rejouindre votre club qui me plai beacoup.Je vous remercied’avence .

Manu


Le 11 juillet 2006, par karamel

Bravo pour cette remise en état.

Un petit effort, remettez les sigles rabbit d’ origine si vous les trouvez.

Mais surtout, le volant , la première poubelle venue pourra l’ acceuillir tant il est déplacé dans cette golf.

Il n’ est pas difficile je pense, de trouver un volant d’ origine dans les annonces, c’ est le seul qui aille avec cette auto.


Le 4 décembre 2005, par Fabrice

Trés beau sauvetage que cette Rabbit. Comme quoi avec une base saine, on arrive à des miracles ! En plus en rouge avec ces jantes, c’est superbe ! J’accroche pas sur le volant, mais c’est un détail...


Le 3 juillet 2005, par Alain 34

Bonjour. Je me suis séparé de la mienne la semaine dernière. Rabbit rouge comme la vôtre, mise en circulation pour la première fois en octobre 1983. Elle était rigoureusement d’origine, avec 125000 km au compteur et un état collection qui n’a nécessité qu’une peinture pour lui redonner son éclat d’origine.

Elle semblait rigoureusement semblable à la vôtre à l’exception du volant, des jantes (en tôle), des cigles : GTI Rabbit à l’arrière et les lapins sur la calandre avant. J’ai simplement ajouté les "carters" plastiques sur les montants avants.

Après 20 ans, 500.000 km et 6 modèles du genre, j’ai tourné la page sur une véritable voiture plaisir extrèmement performante, fiable, innovante, efficace, simple à entretenir, .... 1 GTI 1600 petit feux, puis des 1800 GTI et Rabbit.Evidemment, toutes des Golf I !! Aujourd’hui, je me déplace avec une Golf TDI 110...variant (break).

Petite consolation : l’acheteur de ma dernière GTI I est apparemment un vrai passionné qui je pense va lui faire traverser encore quelques années sans la dénaturer.


Le 25 mai 2005, par Aurelien

En réponse à ce cher anonyme du dessous, je te confirme que c’est une rabbit, à moins que l’étiquette du coffre ait été changée, ce qui est moins probable que les sigles !

Ceci dit, cela n’enlève en rien l’attrait qu’elle procure. ;-)


Le 25 mai 2005, par anonyme

Hello Vincent. Aurelien précise ci-dessus qu’il s’agit formellement d’une Rabbit. Il n’y a cependant aucune trace de lapin de calandre ou de sigle "Rabbit" à l’arrière. Sauf à ce que ces monogrammes aient été remplacés par son tout premier propriétaire, j’ai des raisons de croire qu’elle est sortie de chez VW en l’état actuel, à savoir en logos "GTI 1800".


Le 24 mai 2005, par Vincent

Bravo pour votre article ! j’ai une Trophy 83 bleu/hélios(Pirelli chez vous ou "Plus") avec une belle histoire aussi. Ma Question, la Rabbit française (n’a pas existé en CH)a-t’elle eu le petit lapin de calandre ? et un signe arrière "Rabbit" ? Chez nous la version "dépouillée" s’appelait Sprint avec des rétros non règlables et une calandre 2 phares et des sièges de GLS au tissu GTI.. Vincent en Suisse



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