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L’histoire d’Oettinger


Oettinger : la rigueur allemande dans la préparation

Pour nombre d’amateurs de Golf GTI, le nom d’Oettinger est indissociable de la première " 16S ". en effet, c’est à cette firme que s’est adressé VAG France afin de proposer une GTI plus affûtée au début des années 80.

Un peu d’histoire

Oettinger, c’est d’abord un homme : " Dipl. Ing. " (comme disent les Allemands) Gerhard Oettinger. Il est né le 28 août 1920 à Offenbach sur le Main. Il suit des cours en section machines outils à Darmstadt à la fin des années 30 et devient même assistant d’un certain professeur Thum, spécialisé en résistance des matériaux.

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Gerhard Oettinger

Dès la fin de la guerre, il s’intéresse au sport automobile. Le 21 août 1946, il crée un bureau d’études mécaniques à Friedrischsdorf. Très vite, il se rend compte du potentiel de la petite Volkswagen et est le premier à avoir modifié ses composantes mécaniques en vue d’un usage compétition. Il est par ailleurs impliqué dans la création du club de sport automobile de Wiesbaden en 1947.

Très vite, des pilotes comme Peter Max Müller ou Huschke von Hanstein utilisent des pièces Oettinger dans leurs voitures de course. Il se fait aussi la main sur une BMW 328 d’avant guerre appartenant à un ami et sur une Hanomag 1300 cm3 dont il parvient à tirer 85 Cv en toute fiabilité.

Très vite tout s’accélère, la réputation du travail de Gerhard Oettinger se répand comme une trainée de poudre et le travail afflue... Petit à petit, l’économie reprend et après avoir réparé de toutes pièces des tas de voitures d’avant guerre au bout du rouleau, en 1951, Okrasa est né.

OKRASA

" Okrasa " vient de " Oettingers Kraftfahrtechnisher Spezialanstalt " que nous pourrions traduire par " pièces mécanique et équipements spéciaux Oettinger ". La même année (1951), une Rometsch (petit cabriolet à base VW fabriqué par un carrossier de Berlin) est présentée au salon de Francfort équipée d’une pipe d’admission à deux carburateurs. Gerhard Oettinger fait essayer sa Coccinelle " spéciale " partout en Allemagne afin de vendre ses produits, culasses, pipes d’admission... Par hasard, un pilote de la TWA visite le salon de Francfort. Voulant améliorer sa Coccinelle, il se paie une paire de culasses. C’est le début du succès : plus de 16.000 pipes d’admission Oettinger sont exportées aux USA dans les années 50 !

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Un flat 4 Okrasa

Le kit TSV, composé d’un vilebrequin spécial, de culasses travaillées et de deux carburateurs transforme littéralement la petite VW, faisant monter la puissance de 30 à 50 CV ! La société suit l’évolution des produits de la gamme Volkswagen et crée régulièrement de nouvelles pièces adaptables pour les différentes évolutions mécaniques : 1300, 1500 1600 cm3. En 1962, la cylindrée du moteur de la Type 3 (ou Notchback passe de 1500 à 1700 cm3 et c’est 80 Cv dont le conducteur dispose !

Partenariat avorté...

Avant la GTI 16S vendue par VAG France, Oettinger a déjà passé des accords avec un importateur officiel VW : il s’agit de la maison D’Ieteren, importateur officiel belge qui a passé commande d’une " super Coccinelle ", la Mach 1. Le contrat prévoit la fabrication de 200 voitures mais le responsable marketing , M. Geysels se fait très vite tirer les oreilles par le patron de VW lui-même, Nordhoff : sous peine de perdre le contrat d’importation pour la Belgique, la vente de ces voitures doit cesser immédiatement. Il lui est dit " une VW est fabriquée à Wolfsburg et nulle part ailleurs ". 28 voitures seulement sont livrées... Une rareté aujourd’hui !

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Une VW mach 1 : l’ancêtre de la GTI 16s Oettinger !

L’ère de la modernité

1974 restera une année importante : sortie de la Golf et de la Scirocco, un virage à 180° pour Volkswagen, certes, mais aussi signature d’accord de collaboration entre Oettinger et VW et même de distribution par le réseau des pièces maison ! Quelle évolution depuis l’affaire des Mach1 ! la qualité du travail maison est enfin reconnue au plus haut niveau.

Très rapidement, Oettinger se penche sur les culasses de la nouvelle génération de moteurs VW refroidis par eau et les résultats ne se font pas attendre. Dès 1975, une version 85 cv est disponible pour les Golf et Scirocco , de même qu’un moteur équipé d’une injection mécanique Pierburg CL développant entre 90 et 100 CV. Déjà ! Et la maison Oettinger ne s’aventure pas en terrain inconnu : un tel système donne entière satisfaction sur des moteurs de Coccinelle depuis quelques années déjà. Les versions compétition servent à essayer de nouvelles solutions techniques. Une Scirocco rafle tout sur son passage dans des courses en circuit et survole la concurrence.

Les GTI

1976, c’est la sortie des Golf et Scirocco GTI. Très rapidement, fidèle à la philosophie maison qui veut qu’une augmentation de puissance substancielle s’accompagne d’une hausse de cylindrée afin de garantir une certaine fiabilité, Oettinger extrapole un 1800 cm3 de 125 cv du 1600. Un nouveau réalésage, faisant passer la cylindrée à 2 litres, offre 136 CV.

La même année, le maître étudie une culasse 16 soupapes pour le moteur de la Golf. L’inspiration vient de chez Cosworth qui utilise cette technique sur le moteur DFV de formule 1 et aussi sur le moteur BDA à base Ford. En 1977, cette culasse subit des essais et est présentée officiellement lors du salon de Francfort. La " gamme " des préparations Oettinger comprend alors un 1600 réalésé en 1800 (126 CV), une version carbu du 1600 de 100 Cv pour les versions à boîte automatique et le fameux 1600 à culasse 16 soupapes de 136 CV.

Travail tous azimuts

La fin des années 70 voit une activité intense prendre place dans l’entreprise : Oettinger travaille sur des moteurs de Bus, de LT, d’Audi, de Porsche 924, il y a aussi une version 1800 pour les USA (110 CV au lieu des malheureux 78 bourrins du 1600 de la " Rabbit " !) ou encore un turbo Diesel de 83 CV. Il y a même une évolution du moteur Renault 1400 équipant les... Volvo 343 ( !) qui sort de chez Oettinger : réalésée à 1586 cm3, culasse travaillée et carburateur Weber 32, il dispose de 90 CV ! De quoi mettre à mal les " bretelles " de la boîte d’origine DAF...

En 1980, une version 2 litres du moteur VW bien connu est testée avec succès en autocross : elle dispose de 220 CV ! Les versions commercialisées se contenteront de 150 Cv " seulement ".

A cette époque, la concurrence se fait de plus en plus sérieuse. VAG France décide de réagir et c’est vers Oettinger, partenaire de la maison mère, que la société se tourne. Consécration, la version " 16S " est vendue dans le réseau comme un modèle normal de la gamme, avec les mêmes garanties. Peu de temps auparavant, des accords ont été aussi signé avec AMAG, importateurs VW pour la Suisse visant la commercialisation de pièces Oettinger dans ce pays.

Ensuite, les Golf-Jetta-Scirocco-Passat pourront être équipée du 16 soupapes VW revu et corrigé, passé en 2 litres et avec 150 puis 160 CV. Pour la Golf 2, ce 2000 E/16 gagnera encore 10 CV !

Sources photos : archives, www.vwmagazine.com, www.sebeetles.50megs.com

 Publié le 5 juillet 2002, dernière modification le 18 avril 2006 par Dimitri


Le 22 janvier 2006, par anonyme

L’histoire d’Oëttinger en tant que préparateur tel que nous l’apprécions tous (je ne parle pas de l’Oettinger actuel qui vend des modifications de boitier la plupart du temps sous traitées), s’est quasiment terminée avec l’extraordinaire Corrado 5VT (260 cv turbocompresses extraits d’un 1781 ccm cinq soupapes/cylindre) qui a été le père spirituel du 1.8T. L’engin atomisait litteralement le Corrado G60 de serie. Je n’en connais qu’un exemplaire evalue à 350,000 FF de l’epoque (1991). Ce dernier developpement technique lourd a failli coute un depot de bilan à Oetinger.


Le 14 mars 2005, par bosom1

superbe infos sur se site par contre je recherche des infos sur les version course de l’époque et les dates d’arrivée en compétition des versions 1600 16 s avec photos reportages , liens etc ...ce serait super sympas d’avance merci fabrice fdelavault@districode.com



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